Journée extraordinaire 2019

Pour la 6 éme année consécutive nos étudiants en BTS SP3S1  ont participé à l’organisation de la « journée extra ordinaire » pour les personnes en situation de handicap avec le C.C.A.S de Nouméa.
Ce temps d’échange annuel , permet de sensibiliser nos élèves et étudiants  et donc de faire changer le regard sur le handicap au sein du lycée .
Pour cette 14 éme année le thème était les supers héros. Le nom du stand de nos étudiants était « heros life ».
Los étudiants ont proposé et animé tout au long de la journée des activités dans le cadre de ce projet .
A l’année prochaine pour une nouvelle édition !

NO-RIO YAMANOI

                                                                    Qui est-ce ?                                                                                   

No-Rio Yamanoi, plus connu sous le nom de No-Rio, est né en 1947 au Japon. Il quitte le Japon en 1977 pour vivre en France (à Paris)  pendant 10ans et y faire des études de dessin et de cinématographie. «J’ai tout lâché au Japon pour aller en France, sans rien, sans amis, sans argent » disait-il. Ne se considérant pas comme quelqu’un de doué en art, il se pencha plutôt sur des études de cinématographie en France et réalisa même quelques films. Il décide de revenir au Japon en 1987 et devient dessinateur de presse. « En 1978, le célèbre journal japonais ASAHI m’a invité à faire des dessins pour leur journal. Je dessine également pour le Courrier International » déclara-t-il. En effet, No-Rio est désormais connu pour ses nombreux dessins, ses nombreuses caricatures qui ne cessent de faire parler d’elles à travers 3 pays : les Etats-Unis, la France et le Japon.

                                                           Une rencontre très enrichissante

Le 9 septembre     2019 au lycée du Grand-Nouméa, dans la salle du CDI, est venu à la rencontre des élèves de l’établissement, ce grand artiste, grand partisan de la lutte contre la pollution, la construction d’armes à feu, de la production de bombes nucléaires et autres thématiques. Dans un français très correct pour quelqu’un qui ne s’est pas exercé depuis plus de 30ans, No-Rio a conté son expérience , son vécu et a tenu à faire part de sa passion. Un échange et une séance photo ont été organisé à la fin de la conférence où des élèves de seconde, première et terminal n’ont pas hésité à questionner l’artiste sur sa vie personnelle (ce qui a amusé No-Rio), sur son travail et sur ses convictions concernant l’évolution de son métier au Japon. Une chose a été retenu par la majorité : la volonté du dessinateur de partager sa passion à un jeune public Calédonien.

                                                Qu’est-ce qu’un dessinateur de presse ?                                                                                   

  Un dessinateur de presse est un artiste qui créer des dessins humoristiques, satiriques qui invitent   à la réflexion ou à la critique politique ou sociale. Dans le cas de No-Rio, ses caricatures traitent et dénoncent plusieurs thématiques, plusieurs faits et souvent historiques : l’environnement, la politique, les armes nucléaires… Ces caricatures sont publiées dans plusieurs périodiques en France, au Japon et aux Etats-Unis.

                   Les limites de la caricature au Japon         

No-Rio insistait sur le fait que les caricatures au Japon n’étaient pas bien perçues, ni même reçues. Au Japon, il existe 4 principaux sujets délicats qu’il est difficile de critiquer humoristiquement : les personnes handicapées, la Mafia (les dictateurs), les discriminés et l’Empereur.

Cette caricature critique la production d’armes. L’Homme n’a cessé d’innover dans la construction d’armes à feu, à tel point que lors de la Seconde Guerre Mondiale, après l’attaque de Pearl Harbor, les japonais ont connu l’atroce bombardement de Fukushima et de Nagasaki. Ainsi, le singe, ancêtre de l’Homme, se désole de l’utilisation de l’outil dont il est doté : deux mains. Des mains qui ont été auteurs des armes qui ont conduit à une perte considérable de l’évolution de sa propre espèce.

No-Rio est l’un, parmi peu d’autres, des plus grands dessinateurs de presse du Japon.  Il affirme que du fait de la réticence des japonais envers la publication de caricatures, les japonais ne sont pas incités à devenir des dessinateurs de presse.  « En devenant dessinateur de presse, j’aimerais faire évoluer la culture japonaise » nous confia l’artiste avec conviction.  En se référant au classement des pays où il y a le plus de liberté d’expression, on peut constater que le Japon est en 67e position contre une 32e position pour la Nouvelle-Calédonie.  No-Rio ne cache pas qu’il a pour rêve que le Japon puisse atteindre le top 20 de ce classement

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Article écrit par Anoushka Sako (ECE2)

Clément Baloup en visite au lycée

Nous avons reçu la visite de Clément Baloup,

artiste, créateur de bande-dessinées , primé au Festival d’Angoulême.

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Le vendredi 4 octobre 2019, la classe de ECT 1 a eu l’honneur de rencontrer l’auteur de bande dessinée Clément BALOUP. Celui-ci nous a tout d’abord fait une présentation de son parcours ainsi que de différents aspects de son travail, suivie d’un temps d’échange et pour terminer il nous a proposé de nous mettre « Dans la peau d’un créateur de bande dessinée »

Clément BALOUP a passé un bac scientique mais par la suite, il a changé de chemin et a passé des concours pour rentrer dans une école d’art, ce qui a été le commencement d’une carrière. Il a été le premier élève de cette école à être envoyé aux Beaux-Arts d’Hànôi pour étudier lors de son dernier semestre. Il a alors écrit « Un autonome à Hànôi» C’est donc à ce moment précis que l’auteur commence à écrire ces album seul. Car il faut savoir que lors de ses études, il a participé à des fanzines notamment « La maison qui pue » avec un petit groupe d’amis, et ils étaient eux-mêmes leur propre maison d’édition.

 

Ses bandes dessinées reflètent  la vraie vie avec un peu d’imagination , c’est-à-dire qu’il s’inspire des histoires qu’on lui raconte ou alors des faits qu’il voit et qu’il transforme un peu pour en faire des albums.

Le moment d’échange avec l’auteur a porté sur des bande dessinées que les élèves avaient aimées ou pour lesquelles ils avaient de la curiosité comme par exemple « les mariée de Taiwan » «From black to white « , mais aussi sur quelques points de son travail.

« Dans la peau d’un créateur de bande dessinée » consiste à créer un story-board (le brouillon d’une planche de bande dessinée) sur un personnage qu’on apprécie, quelqu’un qui a marqué notre vie. Quelques dessins réalisés après la rencontre sont présentés à la fin de cet article.

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Inspirée de ses multiples voyages, son oeuvre , très personnelle, mêle sensibilité et témoignages historiques. Ses romans graphiques nous plongent dans l’histoire contemporaine du Vietnam.

Les 4 tomes de « Mémoires de Viet-Kieu » (disponibles au CDI ) racontent les vies d’exilés vietnamiens aux 4 coins du globe : Etats-Unis, Taïwan, France… Et bientôt, peut-être, Australie et Nouvelle-Calédonie, si ses recherches le lui permettent ! Il nous a confié mettre environ 3 ans pour créer une bande dessinée .

Dédicace de Clément Baloup au CDI

Nous avons beaucoup apprécié la visite de Clément BALOUP, celle-ci nous a appris beaucoup de choses sur la vie d’un auteur, mais nous a aussi permis de mieux comprendre certaines bandes dessinées.
Nous tenons à remercier Clément BALOUP et Clémence, la documentaliste pour avoir organisé cette rencontre.

Article écrit par  Ambrasya SELUI, ECT1.

NOS DESSINS :

 

 

La langue espagnole à l’honneur au CDI

Une très belle participation des élèves à la « Semaine des langues » cette année !
Le groupe hispanisant de 205, 206 et 212 a écrit des poèmes et des lettres qui s’adressent aux personnes victimes de violences.
Les 1eresS3 ont exprimé leur créativité sur l’idée de langue à travers des productions originales.
Les élèves de 1ereS1 ont réalisé des spots publicitaires humoristiques pour promouvoir l’apprentissage des langues.
Si vous n êtes pas convaincus par l’importance de maîtriser plusieurs langues étrangères, visionnez ces vidéos, vous changerez d’avis!!!
Admirez le travail ! !
L’artiste Marie Murtini (Marie M) agrémente l’exposition de son oeuvre poétique « L’arbre de la reconnaissance ».


Nous sommes allés voir « Bataille » …

Le jeudi 18 juillet au soir, 80 élèves internes invités par le Centre Culturel de Dumbéa, sont allés voir « Bataille », une représentation théâtrale programmée dans le cadre du Waan Danse Festival.

A la fin de la représentation, un agréable moment de discussion et d’échange avec les comédiens-danseurs a permis de rassurer nos jeunes et même de les amuser. Le petit cours de percussion corporelle improvisé par Hassan Razak a enchanté les élèves !

Nous sommes allés voir Bataille , mais « Bataille », qu’est-ce que c’est ?

Ce sont deux hommes qui se battent. Et puis qui dansent. Et qui se réconcilient. Mais en fait, non. Que regardons-nous ?

La bande annonce de « Bataille » ici

« Créé en 2013, Bataille est tout d’abord “une confrontation entre deux acteurs physiques : d’une part Hassan Razak, spécialiste de percussion corporelle, et d’autre part Pierre Cartonnet, spécialiste d’acrobatie”. Plus avant, passé l’opposition du grand et du petit, la pièce en envoie autant dans la figure de ses interprètes que dans la tête du spectateur, conduit à se poser quelques questions troublantes. Que se passe-t-il quand on observe deux personnes qui se mettent sur la gueule ? Prend-on un parti ? Lequel, et pourquoi ? Est-on prêt à changer de camp après un coup bas ou une attaque loyale ? Alors que la bataille se transforme en pur mouvement, regarde-t-on autre chose que deux hommes à la lutte ? Défoulant et jubilatoire, ce “fight club dansé” montre également qu’on peut, avec finesse, en dire long sur la violence tout en gardant le sourire. »

Extrait du site théâtre-contemporain.net

Speedbooking au CDI

Mardi 16 juillet, les deux classes de Seconde participant au projet lecture se sont fait face à face lors d’un Speedbooking. Chaque élève était tour à tour « speaker » ou « jury »: à deux reprises, ils ont dû essayer de convaincre leur interlocuteur que leur livre méritait d’être lu, et cela en disposant de 3 minutes seulement. Ils ont tous fait preuve d’une belle force de conviction !

Retour sur ce moment en images  

Prochain RDV du Projet « Découverte de la littérature de jeunesse en seconde » le 15  septembre pour la dernière étape :  l’exposition « passeurs de livres ».

 

Projet lecture en Seconde

flyer projet lecture

Cette année, deux classes de seconde (la 202 et la 213) participent à un projet lecture au CDI axé sur la découverte d’œuvres de Science -fiction et sur la littérature « Young adults » sur les thèmes de « soi et les autres ».

Au cours de ce projet, des jeux en lien avec les lectures sont organisés.

Du 1er mai au 15 juin : Jeu-concours « La vitrine mystérieuse »

Des objets insolites en lien avec les lectures ont été amenés par les lecteurs et disposés dans une vitrine à l’entrée du CDI. Chaque élève qui souhaitait participer au jeu devait retrouver la bande-dessinée dans laquelle se cachait l’objet exposé. Il y avait en tout 34 BD à retrouver !!!

Quarante élèves de tous niveaux ont participé sur leur temps libre à ce jeu-concours.

Noëlla et Oriane sont les deux gagnantes,

BRAVO à toutes les deux !!!

Puis les lecteurs de Seconde ont choisi un roman parmi la sélection proposée par les documentalistes et les professeurs de lettres participant au projet. Ils auront 3 minutes pour le raconter lors du prochain jeu , la rencontre SPEEDBOOKING qui aura lieu le 16 juillet … 

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Rdv fin juillet pour la suite du projet !!

 

 

 

 

 

 

 

La vitalité des langues vulnérables

vitalite_langues_vulnerables       Nul n’est surpris de la nécessité de préserver les langues minoritaires dans un monde où prédominent une poignée de langues et encore moins le groupe-classe de 1S2 qui a admirablement su exprimer sa réflexion sur le devoir de sauvegarder la langue de son choix parmi les mille et quelques langues présentes dans les pays hispanophones.

       Évalués le 25 juillet dernier par ses camarades sur le spot vidéo que chaque groupe devait être capable de produire, c’est à l’unanimité qu’un groupe a été choisi pour mieux représenter le travail fructueux qui consistait à défendre une langue en voie de disparition en proposant d’éventuelles solutions à sa préservation

       La nécessaire préservation des langues vulnérables n’est en réalité pas totalement inconnue aux élèves de la Nouvelle-Calédonie, à qui on a demandé au cours d’espagnol de M. DA SILVA de défendre une langue en voie de disparition. C’est donc sous forme de spot vidéo que Julie, Justine et Kitana ont produit une réflexion sur le devoir de préserver une langue vulnérable :

  • Chacun est désormais convaincu que le respect d’une langue minoritaire est un signe d’ouverture, de considération pour l’autre et de sa différence.
  • Cela nous aura peut-être aidé à orienter notre vision sur le “destin commun”.

—> Vidéo du travail réalisé <—